jeudi 29 décembre 2016

Vincent Jean Marie Dalphin

Vincent Jean Marie Dalphin

Vincent Jean Marie est né le 17 Février 1876 à Anthon, fils de Jules Joseph et de Marie Françoise Grandjean, veloutier à Anthon.
Il est l’ainé de 4 enfants que j’ai trouvé sur la commune pour ce couple. Les quatre frères ont participé à la grande guerre, deux sont morts (Vincent Jean Marie et  François Joseph qui suivra), Jean recevra la médaille interalliés et  Pierre Alexis, engagé volontaire, est fait Chevalier de la Légion d’Honneur pour sa participation à la guerre, mais au Maroc.

Concernant Vincent Jean Marie, il s’engage pour 4 ans, le 13 Mars 1894, pour le 100ème régiment d’infanterie, puis passera au 4ème régiment d’infanterie de marine. Il se rengage pour 3 ans le 22 Juin 1896 et passe en 1897 au 10ème rég. d’inf. de marine. Il passe 1ère Classe le 16 Avril 1897 et est réintégré au 1er régiment en 1900. Il redevient 2ème Classe par mesure disciplinaire le 21 Février 1900

Il est « envoyé en congé » avant son passage dans la réserve le 13 Mars 1901 avec le certificat de bonne conduite.

Mais sa carrière militaire ne va pas s’arrêter là. Le 23 Juin 1903, il se rengage pour 2 ans dans le 5ème rég. inf. colonial, puis le 1er octobre passe au 10ème. Il signe à nouveau pour 1 an en 1904 et passe au 22ème régiment d’infanterie Colonial le 6 Novembre 1905.

Il rempile pour 5 ans le 8 Juin 1906 dans le « groupe du pacifique », il passe au 24ème du même régiment. Il devient Caporal le 7 Octobre 1906, puis Sergent le 1 Juillet 1908 dans le Bataillon de la Nouvelle Calédonie.

Il aura participé aux campagnes du Tonkin et de la Nouvelles Calédonie. Il a été décoré de la médaille coloniale avec agrafe « Tonkin 1899 »

Rappelé suite à la mobilisation générale du 1er août 1914, il intègre le 100ème régiment d’infanterie puis le 21 Novembre 1914 passe au 34ème régiment d’infanterie colonial.

Il est tué à l’ennemi  le 16 Décembre 1914 à Massiges (Marne) 


Sa femme percevra un « secours » de 200 frs. le 2 Avril 1915




http://vinny03.perso.neuf.fr/



Généalogie

Vincent Jean Marie se marie le 31 Décembre 1907 avec Emilie Mercedes Thérèse Coca. Sur son acte de naissance, il est inscrit qu’ils se sont mariés à Pusignan, mais le mariage ne figure pas dans les registres.

Les parents de Vincent Jean Marie et de François Joseph (son frère qui suivra)

Jules Joseph Dalphin et Marie Françoise Grandjean, tous les deux veloutiers, sont nés à Anthon.
Les parents de Jules Joseph sont originaires d’Anthon pour son père et de Loyettes pour sa mère. Abel Dalphin, le grand père est de Tignieu.
La proximité du Rhône fait que plusieurs personnes sont déclarées comme « marinier ».

Pour Marie Françoise, du côté de son père, la branche est issue de Villemoirieu ou Leyrieu et  pour sa mère, la branche vient de Vignieu et d’Anthon.



Sources : Site internet des Archives départementales de l’Isère
              Historique des régiments : chtimiste.com 
              http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
              Logiciel de Génalogie : Hérédis             


Prochain Poilu: François Joseph Dalphin (son frère)


mardi 6 décembre 2016

Jean-Louis Blanchet

Jean-Louis Blanchet

Né le 24 avril 1876 à Anthon, fils de Joseph et de Claudine Emilie Dalphin, tous deux veloutiers à Anthon.  
Jean-Louis va s’engager volontaire pour 4 ans le 9 octobre 1894 à la mairie de Vienne.
Il intègre le 55ème régiment d’infanterie le 12 octobre comme soldat de seconde classe. Il passe caporal le 1er octobre 1895. Il est « envoyé en congé » avant son passage dans la réserve le 17septembre 1898 avec le certificat de bonne conduite.

Il accomplira deux périodes d’exercices dans le 96ème régiment d’infanterie en 1900 et 1903.
Le 8 mars 1913, il habite Jons.

Rappelé suite à la mobilisation générale du 1er août 1914, il passe au 119ème régiment d’infanterie le 10 octobre 1914. Ce régiment a entre autre participé à la bataille de la Marne.

Le 29 octobre 1914, ce régiment perdra plus de 70 hommes dans la journée.
Il est « tué à l’ennemi » le 30 novembre 1914 dans le bois de Malancourt dans la Meuse.



Généalogie

Les parents  de Jean-Louis :

Joseph Blanchet est né à l’Isle d’Abeau en 1837. 3 générations avant, ces ancêtres étaient issus du même village ainsi que de Saint Marcel Bel Accueil. La plupart sont désignés comme cultivateurs.

Claudine Emilie Dalphin est née à Anthon et sa parenté passe par Tignieu et Anthon du côté paternel et traverse le Rhône, à Loyettes, dans la lignée maternelle.

Auparavant, Joseph était marié avec la sœur de Claudine Emilie (Jeanne Marie décédée en 1873)
Lors de ce re-mariage, Claudine Emilie était veuve de Jean Marie Gadoux (décédé en 1871).

Avec le décès de son fils, elle perdra aussi deux de ses neveux la même année : François Joseph et Vincent Jean Marie Dalphin.
A son décès, Jean Louis était marié depuis le 8 mars 1901 à Jons avec Catherine Françoise Bogey.






Ascendance de Jean-Louis Blanchet



Sources : Site internet des Archives départementales de l’Isère
                  Historique des régiments : chtimiste.com  /  http://regiment119.perso.sfr.fr/
                  Logiciel de Génalogie : Hérédis


Prochain Poilu : Vincent Jean Marie Dalphin

lundi 5 décembre 2016

Claude Renaud

Claude Renaud

Claude est né le 15 Septembre 1890 à Charvieu Chavagneux, fils de Pierre et de Marie Régudy.

Claude est électricien quand il est incorporé le 9 Octobre 1911 au 52ème régiment d’infanterie.

Il est « renvoyé dans son foyer» le 8 Novembre 1913 avec le certificat de bonne conduite.

Rappelé suite à la mobilisation générale du 1er août 1914, il réintègre le 52ème régiment d’infanterie le 3 Août 1914

Il disparaît le 27 Septembre 1914 à Chaulnes (Somme) quand son régiment perd la moitié de son effectif. Son décès est fixé par jugement le 24 Mai 1920 par le tribunal de Vienne, son corps n’ayant pas du être retrouvé.

Sa femme percevra un « secours » de 150 fr. le 26 Juin 1916, Claude étant marié à Léontine Joséphine Mathieu.

Carte tirée de « l’illustration »


© Gallica.bnf.fr / Service historique de la défense





Généalogie

Les parents de Claude

Je n’ai pas trouvé le mariage de Pierre Renaud et de Marie Régudy.

Après de nombreuses recherches dans les communes avoisinantes et l’aide de chercheurs sur internet, Pierre Renaud est né à Plottes en Saône et Loire. Il a été marié une première fois à Tignieu en 1870.
Sur l’acte de son 1er mariage, il est indiqué qu’il travaille à Colombier et que son père habite Anthon. Ce dernier s’est d’ailleurs marié à Ecully et il était journalier à Vaise.
La branche de Pierre est originaire de Saône et Loire.

Marie Régudy est certainement originaire de Saint Quentin Fallavier, fille de Antoinette Régudy et de père inconnu. Sa mère se mariera plus tard en 1853. La validation de sa date de naissance ne sera confirmée que le jour où je trouverais le mariage.

De son union avec Léontine Joséphine Mathieu, Claude aura 2 filles. Catherine, née en 1912 à Anthon et Jeanne Marie, née en 1914, mais qui décédera fin 1915.
Un an après le décès de sa fille, c’est Léontine Joséphine qui va mourir, à l’âge de 25 ans seulement. Les deux décès de ses proches, très rapprochés, n’y sont peut être pas pour rien. 


Sources : Site internet des Archives départementales de l’Isère
                Historique des régiments : chtimiste.com 
                 Logiciel de Génalogie : Hérédis



Prochain poilu : Jean-Louis Blanchet



Auguste Fonrobert

Auguste Fonrobert

Auguste est né à Janneyrias le 27 Septembre 1886, fils de Alexandre, boulanger et de Jeanne Marie Billard, veloutière.

Entre 1909 et 1913, Auguste est cuisinier et il habitera Lyon, Chambéry, Paris, puis St Etienne ou il exercera son métier.

Il est incorporé le 9 Octobre 1907 dans le 97ème régiment d’infanterie.
Il est « envoyé en congé » avant son passage dans la réserve le 23 Septembre 1909 avec le certificat de bonne conduite.

Rappelé suite à la mobilisation générale du 1er  août 1914, il intègre le 99ème régiment d’infanterie.

Il décède le 1er Septembre 1914 à l’hôpital complémentaire de Bayon (Meurthe et Moselle). Il est cité à l’ordre du régiment le 17 Juillet 1919, comme étant « un brave soldat sur le front au début de la campagne, s’est fait remarquer par sa courageuse attitude, dès les premiers combats. Mort glorieusement pour la France »
Il est décoré à titre posthume de la Croix de guerre 1914-1918, avec étoile de bronze.


Sa femme percevra un « secours » de 150 fr. le 22 Septembre 1916, Auguste était marié, mais je n’ai pas trouvé leur mariage, car trop récent sur les registres.

Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze

© Ministère de la défense – Mémoires des Hommes.


Généalogie

Les parents d'Auguste

Alexandre Fonrobert, boulanger, est originaire de Janneyrias où ses parents se sont mariés. La lignée paternelle vient de Jonage où son père et son grand père sont dits boulangers aussi. Du côté de sa mère, née elle aussi à Janneyrias, les parents sont issus de Courtenay et d’Anthon.

Jeanne Marie Billard est née à Annoisin-Chatelans. Les deux familles viennent de Biol et Siccieu-St Julien-Carisieu. Ils sont cultivateurs, fermiers.







Sources : Site internet des Archives départementales de l’Isère
                  Historique des régiments : chtimiste.com 
                  Logiciel de Génalogie : Hérédis
                  http://cctbelfort.canalblog.com/



 Prochain poilu : Claude Renaud